Nov 03

L’Agence Régionale de Développement (ARD) de Tambacounda à Moudéry

L’ARD de Tambacounda à travers le Programme National de Développement Local (PNDL) était dans la commune de Moudéry le Jeudi 29 Octobre 2015.

Le Directeur régional de l’ARD monsieur Abdou Aziz TANDIA, le sous-préfet de Moudéry monsieur Mansour DIALLO, le coordinateur des chefs de villages de l’arrondissement monsieur Coly BATHILY, le responsable de l’Antenne Départementale de l’ARD monsieur Mamadou FADE, les Maires des communes de Ballou monsieur Cheikhna CAMARA et de Diawara monsieur Killé SAKHO, des conseillers municipaux, un coordinateur de CODEC et la presse locale représentée par Ganankoumé FM et Jiida FM étaient accueillis par monsieur Fousseynou NDIAYE dans l’hôtel de ville de la cité des Ndiayeganké, Moudéry.
Avant l’allocution de bienvenue de monsieur le Maire, des prières ont été dites pour que le Sénégal connaisse un développement harmonieux.
Puis le Maire de Ballou, le Directeur de l’ARD se sont exprimés à la suite desquels le sous-préfet, avant de déclarer ouverte la séance de formation sur le thème :
« La décentralisation au Sénégal : historique, principes, rôles et attributions des organes, modes de gestion des compétences transférées à la commune » a dit toute sa joie d’être dans cette commune qui a été choisie comme modèle dans le département de Bakel.

En grand pédagogue, monsieur Fadé a partagé avec les séminaristes la notion de décentralisation à partir des dates repères jusqu’à l’Acte 3.
Ce fut une véritable formation au cours de laquelle le directeur de l’ARD, les différents Maires, les conseillers ont, soit posé des questions, soit amené des clarifications sur certains points
Jusqu’à 17h, la salle de conférence de l’hôtel de ville de Moudéry pétillait.

Pour clôturer, des allocutions du Maire de Ballou au nom des élus, du directeur de l’ARD, chargé de la formation et du Maire de Moudéry ont mis fin à la séance.

 

Rédaction de Idrissa DIARRA

Le 02/11/2015

Oct 29

Réseau Départemental des Femmes Enseignantes de Bakel

Elles étaient plus de soixante dix (70) dames au centre d’enseignement technique féminin, toutes enseignantes, venues des quatre coins du département de Bakel pour accueillir leurs collègues et sœurs de Tambacounda.
L’inspecteur de l’éducation et de la formation Monsieur Amadou Al Foussenou Sarr a bien voulu, en compagnie de son adjoint l’inspecteur Samba Sy chargé du dossier genre, rehausser de sa présence cette importante cérémonie qui a vu la mise sur pied du réseau départemental des femmes enseignantes de Bakel.


La coordinatrice régionale du réseau Madame Marie Françoise Diouf Diarra et les membres du bureau : Mesdames Louise Séck, Gning et Ba ont tour à tour expliqué aux enseignantes présentes les objectifs du réseau, à savoir :

  • La responsabilisation et la promotion des femmes enseignantes
  • La sensibilisation des enseignantes sur la nécessité de servir en milieu rural
  • Le développement de la solidarité entre enseignantes

Mesdames Maïmouna Diagana, Aminata Fall Traoré et Fatou Bintou Sanogo Camara se sont, elles aussi adressées à leurs collègues pour les pousser à s’engager dans le réseau afin de relever avec le bureau régional tous les défis.
Le bureau suivant a été installé :

  • Coordonatrice : Madame Baldé Safiatou Diallo

1ere Adjointe : Madame Aminata Camara

2eme Adjointe : Madame Fatou Binetou Sanogo

  • Secrétaire générale: Maïmouna Diagana

Adjointe : Ramata Djiba Ba

  • S .Chargée de l’organisation : Mme Sylla Marie Hélène Cissé
    Adjointe : Mme Ndiaye Batourou Diakhité
    S. Chargée de la communication et de la sensibilisation : Mme Khardiatou Diallo
    S. Chargée de la formation : Mme Marie Camara
    S. Chargée de la commission sociale : Mme Aïssatou Tigampo
    S. chargée des relations extérieures : Mme Marie SY
    S. chargée du partenariat : Mme Khoudiédji Diaby
    S. chargée du suivi de la carrière des femmes : Mme Mar Maguette Ngom
  • Présidente de la commission des finances : Mme Khadidiatou Khanta
    Trésorière : Mme Diallo Khoudia Camara
    Adjointe : Mme Fatou Dione

Commissaires aux comptes :

  1. Mme Fary Diop
  2. Mme Ndèye Aminata Sarr
  3. Mme Farmata Traoré

    Madame Baldé Safiatou Diallo, dans ses nouvelles fonctions de coordinatrice départementale du réseau des femmes enseignantes de Bakel et première vice coordinatrice du réseau régional de Tambacounda a remercié d’abord la délégation venue superviser le montage puis ses collègues de Bakel qui ont eu confiance en elle sans connaitre ses compétences. Elle s’engage et prie les enseignantes du département de relever les défis ensemble, pour que leur département, à l’heure des comptes, pèse lourd sur la balance des réalisations.
    A sa suite, la coordinatrice régionale, la responsable régionale de la COSYDEP et l’IEF ont félicité les enseignantes pour leur engagement ; certaines attendaient depuis 9 heures.

Maintenant, plus de discours! Il faut passer à l’action.

Rédaction de IDRISSA DIARRA

Le 28/10/2015

Oct 27

CDD DE RENTRÉE SCOLAIRE 2015 – 2016

DSCF1146Le Fort Faidherbe, actuelle Préfecture de Bakel, a abrité la réunion du Comité Départemental de Développement sur la rentrée scolaire 2015- 2016, ce mardi 20 Octobre 2015.
Tous les concernés par le sujet étaient là :

Le Conseil Départemental représenté par son Secrétaire Général,

Les Maires

Les sous-préfets

Le président de l’Association Départementale des Parents d’Élevés

 

 

DSCF1149Les proviseurs de lycées

Les principaux de collèges

Le coordinateur du collectif des directeurs d’écoles (CODEC)

Les responsables syndicaux

La presse locale

Et d’autres partenaires de l’éducation.

 

 

Monsieur Mamadou MBAYE Préfet du département a ouvert la séance.
L’Inspecteur de l’Éducation et de la Formation monsieur Amadou Al fousseynou SARR, après une brève présentation, a donné la parole au Secrétaire Général de l’IEF l’Inspecteur MBALLO dont l’exposé s’articulera autour de trois points :

  1. La présentation de la carte scolaire
  2. Le bilan de l’année écoulée 2014-2015
  3. Les perspectives

Pour le premier point, il a d’abord parlé des structures :

Le Préscolaire

Il est composé de 20 établissements dont 12 Cases des tout petits, 04 Classes Préparatoires, 08 Écoles Maternelles et 02 Garderies.
L’Élémentaire
Il compte 157 écoles : 143 publiques et 14 privées.
Le Moyen/Secondaire
Il comprend 22 écoles réparties en 18 publiques et 04 privées
L’enseignement technique et la formation professionnelle
03 centres, tous publics, avec 02 à Bakel et 01 à Kidira
Les effectifs
Au préscolaire : sur les 14.685 enfants attendus, seuls 1483 sont pré-scolarisés, soit un taux de 10,09%. Son personnel ne compte qu’un(01) seul instituteur, 11 institutrices adjointes et 06 maitresses contractuelles
Au niveau de l’élémentaire
11.784 garçons et 12.161 filles (23.945 élèves) sont enrôlés. L’objectif de la parité est un pari gagné. Le maintien devient le cheval de bataille des autorités surtout dans la zone aurifère de kéniéba.

En matière de personnel, c’est un autre casse-tête chinois : chaque année, suite aux différents mouvements, l’Éducation à Bakel enregistre des départs massifs sans ou avec peu d’arrivées.
Les instituteurs font 53 dont 03 dames
Les instituteurs adjoints : 170 dont 29 dames
Les maitres contractuels : 322 dont 51 dames
Cela fait 548 enseignants dont 83 dames.
Les nouveaux sortants n’ont jamais pu couvrir le déficit criard qui crée une situation particulière dans le département de Bakel avec beaucoup de classes multigrades (168) et souvent certaines écoles sont fermées.
Ira-t-on vers des Écoles à Cours Uniques (ECU), écoles regroupant tous les cours dans une seule et même salle pour un maitre ?
Dans l’enseignement moyen
Il y a 4.915 élèves dont 2.487 filles.
Les enseignants sont aux nombres de 152 dont 27 dames.
Les surveillants font 12 dont 04 dames
Dans l’enseignement technique et professionnel
236 élèves y étudient pour 120 filles.
Bilan des activités 2014-2015

Années CFEEEntrée en 6eme
2012/201347,59%73,34%
2013/201426,75%90,57%
2014/201523,82%51,67%

A l’élémentaire, une baisse sensible est notée au CFEE (la référence) depuis le démarrage de l’évaluation de l’APC en 2013.

Années BFEM
2012/201338,38%
2013/201458,47%
2014/201566,45%

Contrairement à la tendance baissière, malgré les perturbations dans les établissements élémentaires comme secondaires on note une évolution croissante au fil des années.

Les CFP réalisent des performances très élogieuses

CFP BAKEL 108 élèves
79 G 29 F
FilièresCandidatsAdmis %Admis au CAP
CFP BAKEL Électricité 090777,77%
CFP BAKEL Dessin bâtiment0404100%
CFP BAKEL Froid-climatisation0505100%
CETF Kidira 71 élèves
22 G 49 F
Couture 0402100%
CETF KidiraCoiffure 0303100%
CETF KidiraRestauration 030133.33%
CETF KidiraElectricité0606100%
CETF BakelRestauration 0808100%
CETF BakelCouture 0101100%

Rien n’a été oublié : les examens professionnels, le quantum horaire (84% de taux de réalisation), le PAQUET, les CGE, l’animation pédagogique, l’enseignement non formel.
Le S.G de L’IEF a été complet dans sa présentation.
Pour les perspectives
On peut citer :
La sensibilisation des élus locaux
L’Enrôlement et le maintien des enfants d’âge scolaire au moins pendant 10 ans.
Renforcer l’enseignement technique et la formation professionnelle.
…………………………………………………………………………………………………………..
Mobiliser les différents acteurs sur la question de l’état civil.

Des débats fructueux ont suivi ce brillant exposé avec onze non moins brillantes interventions.
NB : bien que représentés et actifs lors des débats, les lycées dépendant de l’Inspection d’Académie, n’ont pas été pris en compte par le document du S.G de l’IEF.
Après les réponses de L’IEF, le préfet a levé la séance à 13h 25mn.

Rédaction de Idrissa DIARRA

Oct 22

Jiida FM prépare le Festival Ondes d’Intégration (FOI) de Janvier 2015

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En trois jours, le Directeur de Jiida FM Monsieur Abdoulaye Bomou, en compagnie de ses collaborateurs, a visité plus de quarante (40) villages du bassin d’écoute de la radio communautaire dans les départements de Bakel et de Kanel.
L’objectif visé par cette tournée est d’être fin prêt les 15, 16 et 17 Janvier 2016 lors du festival Ondes d’Intégration (F.O.I) dans sa 8e édition.
Pour cela, dès le samedi 17 Octobre, avec trois voitures dont celle du commanditaire (sponsor) ¨Sissokho Habbatu SAUDA¨, Monsieur Bomou et sa délégation ont sillonné les villages du Goye supérieur en commençant par le vénérable lieu qui a vu naître les Tandjigora, grands érudits, vaillants défenseurs de l’islam, fins connaisseurs des écritures saintes.
Puis Golmy, Yaféra, Aroundou, et Ballou le long du fleuve ont reçu la délégation avant qu’elle ne s’enfonce à l’intérieur des terres à Marsa, Mandjioudakha, Kadiel, Gabou, Gouniang, Béma, Moribougou et Alahina.
Partout, face aux chefs de villages et aux populations, le Directeur de la radio a déroulé le programme de cette tournée jusqu’au festival, en passant par la semaine culturelle de Novembre (du 14 au 20). Chaque village, dès maintenant doit choisir un thème (mariage, circoncision, baptême, danses, chants…..) pour que les organisateurs fassent une certaine classification.

 

Les villages du Goye inférieur, avec Tuabou DSCF1106fief desTounkas , Manael, Yélingara, Moudéry ( pour des condoléances) Galladé et Gandé ont accueilli le cortège, déclinant pour certains leur thème et pour d’autres donnant rendez-vous à la semaine prochaine en ce deuxième jour de tournée.
Au 3e et dernier jour de cette tournée préparatoire de la 8e édition du F.O.I, Tourimé, Ounoumbaba, les trois Bondji (Madi Wouri, Foulabé et Sinthiane), Ganguel Makkan bondi, Fadjiara, Hadoubéré, Yérouma et Démbankané, à leur tour, dans un accueil digne, réservé seulement aux grands hôtes, ont fêté l’arrivée de la délégation du directeur de Jiida FM.

 

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Comme les deux premiers jours, le discours a été le même dans tous les villages.
Les populations, de plus en plus, adhérent à l’idée et à l’esprit du festival.
Un engouement certain est ressenti durant toute la tournée ; l’engagement de se préparer pour présenter un spectacle à la hauteur de l’événement est visible.
La culture du bassin d’écoute composé de Soninkés, de Pulars, de Bambaras, de Maures et de Wolof sera exploitée.

 

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Elle permettra au monde entier de savoir que Bakel, la capitale du Gadiaga, existe ; elle vit et vivra encore longtemps.

 

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La 8e édition du F.O.I a choisi son thème : ¨le fleuve Sénégal, cordon ombilical ou ligne de démarcation ?¨
Ce thème interpelle les festivaliers de la Sous-région pour considérer le fleuve non pas comme une frontière mais plutôt comme un don de Dieu, un trait d’union, une source de motivation afin que les riverains vivent en harmonie étant déjà liés par les langues.

Rédacion de Idrissa Diarra

22/10/2015

Oct 12

Le Professeur Abdoulaye Bathily à NEW YORK

Professeur Abdoulaye BathilyAncien leader charismatique de la LD/MPT, Professeur des Universités, l’enfant du Gadiaga, natif du village historique des Tounkas de Tuabou, Abdoulaye Bathily est le N°1 de l’Organisation des Nations Unies en Afrique Centrale.
Cette zone de notre continent regroupe onze pays.
En sa qualité de représentant du Secrétaire Général des Nations Unies, le Professeur Bathily a participé à l’Assemblée Générale de l’Organisation à NEW YORK, la semaine dernière.
Il y a rencontré diverses personnalités parmi lesquelles le président Mauritanien Monsieur Abdel Aziz et celui du Burkina Faso Monsieur Kafando.
Après NEW YORK, le Professeur a fait escale à Paris. Il a rejoint la capitale Gabonaise, son lieu de résidence, le mercredi 07 Octobre 2015.

Rédaction de Idrissa DIARRA

Le 12/10/2015

Oct 08

RENTRÉE DES CLASSES 2015-2016

 

100_0406Au seuil de cette rentrée des classes 2015-2016, moment propice ne pouvait être mieux choisi, alors que des cris alarmants discordants s’élèvent pour appeler à « Ubi tey, Jang tey » ou à exhorter vers le « Ubi tey, Grève tey ».
Que faut-il faire pour apaiser la tension en milieu scolaire ?
L’école (surtout publique), temple du savoir, se meurt petit à petit, visiblement, au détriment des parents d’élèves impuissants devant cette équation sociale.
Les anciens de ce centre de formation « gratuite », en gros ingrats, étouffent la poule aux œufs d’or.

Où sont :

  • Les Écoles Normales Régionales ?
  • Les internats ?
  • Les maîtres d’autrefois, pédagogues, psychologues, sociologues… et que sais-je encore ?

En pensant à ces hommes et à ces femmes, dans tous les coins du Sénégal, je leur dédie ce « salut » confraternel et encourage ceux qui sont encore dans les écoles, nos écoles, toutes nos écoles

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Instituteur, Instruit et éduqué pour humblement servir ton pays,
Ne rechigne surtout pas à la tâche !
Sache que, n’importe où sur cette terre, ce territoire,
Travailler doit être ton mot d’ordre, ton leitmotiv, Inspirer confiance à ton prochain, à la population, Tenter les autres par ton bon comportement, ton éducation.100_0393
Unanimement, sois considéré comme un exemple,
Transporte avec toi, le jour comme la nuit, En tous temps et en tous lieux,
Un regard admirateur des enfants, des parents.
Reste un homme simple au service de l’école.

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Idrissa DIARRA

Ce dimanche 27/09/2015 à 23h44 à Keur Mabye FALL

Oct 02

D’hier à aujourd’hui : Tabaski à Bakel

Comparaison n’est pas forcément raison ! C’est connu ! Hier n’est plus aujourd’hui : une autre vérité, pour ne pas dire une lapalissade.
Comme dans un conte, en milieu Soninke :
« – Kha ti ha yi ! Hayi ko gonga, hayi ko fénandé ! »
C’est l’introduction au cours de nos veillées, de nos soirées « contes » d’autrefois.
Cela nous ramène à trente, quarante, cinquante ans dans le passé.
A Bakel, bien avant cette grande fête, l’effervescence se notait : on la sentait partout.
Les femmes mettaient, durant des jours, du henné aux pieds et aux mains pour les noircir en adoptant des figures géométriques sorties de leur « école » ; elles fréquentaient aussi les tresseuses, les bijoutiers et les tailleurs.
Les classes d’âge chez les garçons comme chez les filles n’étaient pas en reste. Cependant aucune inquiétude ne provenait des nuages pour assombrir le ciel de la cérémonie : d’un commun accord tous se rendaient au « Salli khérou », la grande place réservée à cette occasion à la prière de l’Aid El Kebir.
Longtemps avant la Tabaski, les garçons de la même génération se fixaient des cotisations qui serviront à l’achat du thé mais surtout du lait (chaud blanc) et du sucre pour la veille de la grande fête.
Ce soir-là, ils se retrouvaient chez le chef de groupe. Ils faisaient ensuite le tour de la ville jusqu’à une heure tardive. Ils animaient avec des cris et des chants.
Quant aux jeunes filles, durant toute la nuit les malheureuses puisaient l’eau du fleuve Sénégal pour remplir les canaris, tous les canaris des maisons des membres de leur groupe.

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A l’époque, il n’y avait aucun robinet à Bakel. L’eau de boisson, de linge, de cuisine, de bain, tout venait du fleuve. Quel courage pour ces demoiselles qui, après tant d’efforts ont un reste d’énergie qui leur permet de danser en chantant au clair de lune car l’éclairage public ne durait que quatre heures : de 20h à minuit.
A l’aube de ce grand jour, les garçons prenaient les moutons pour les laver au fleuve. Ils en profitaient pour faire un brin de toilette.
Pendant ce temps, les demoiselles balayaient, nettoyaient, s’occupaient auprès des femmes, les grandes, à préparer la maison avant le retour des hommes.
Dès 9 heures, la prière commençait, suivie du sermon de l’Imam qui immolait ensuite son mouton. Son geste était répété dans chaque famille. Les enfants prenaient bien soin des restes de l’animal qu’ils amenaient au fleuve : intestins, pattes, tètes……la peau était bien traitée, devant servir de natte de prière plus tard.

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La maison du chef de groupe, vers 14 heures, recevait les enfants avec chacun son repas. Une fois sur place, tout se faisait en commun car la Tabaski est un jour de fête, de solidarité, d’entraide, de communion, d’amour.
A partir de 17 heures, les garçons et les filles vêtus de leurs beaux boubous, comme pour la prière du matin arpentaient les rues. Ils avaient chacun un objectif, Ils n’erraient pas. Chacun allait voir ses parents pour les étrennes et présenter par la même occasion ses souhaits de bonne année.
Le soir, un tam-tam était organisé à la grande place du village : de nos jours nous assistons à deux fêtes ou même trois. Signe de mésentente, de fatuité, de non considération de son prochain.
L’individualisme s’accentue, avec lui la recherche éperdue du gain. Les rues sont envahies par les enfants dès après le déjeuner.
Garçons et filles, comme des talibés, tendent la main à chaque passant. Le sens de la fête est dévié. Puis les chaines à musique tympanisent les gens avec de la musique d’ailleurs.
Plus de « Worosso », de « jamba », de « Kofili », de « Tankoro …
ces danses de chez nous !
Bakel s’étire et devient un véritable lieu de brassage ethnique donc culturel : Soninkés, Pulars, Bambaras, Wolofs, Maures vivent harmonieusement.
Cet avantage est malheureusement mal exploité par les populations autochtones. Il faut s’ouvrir, mais il ne faut pas oublier ses racines.
Ce sont elles qui nous fixent et nous rappellent notre passé.

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Il est regrettable de constater de nos jours que nos repères sont perdus. Ils ont disparu. Dans nos cérémonies (mariages, circoncisions, baptêmes et même décès) nous nous oublions, nous pensons trop aux autres.
Il faut, maintenant, faire la part des choses.
Sans nostalgie, ces veilles de Tabaski doivent revenir avec toute leur charge
émotive et émotionnelle et enseigner aux jeunes générations toutes les vertus piétinées.
Grand-père ne disait-il pas : « bien se connaitre, c’est mieux aimer son prochain ! » Pensons-y.

 

 

 Rédaction de Idrissa Diarra

Le 01/10/2015

Sep 21

Préparatifs de la fête de la Tabaski 2015

DSCF0994Depuis des semaines, des mois pour certains, cette grande fête, que mes cousins nouvellement entrés en religion appellent la fête du mouton, c’est-à-dire l’Aid El Kebir, la Tabaski.
Prêts à parer à toutes les éventualités pour s’offrir l’animal le plus couru du moment, des pères de famille dorment mal, font des cauchemars en rêvant à des moutons bleus, rouges ou jaunes !
Le jour fatidique s’approche : le dilemme se corse !
Quand faut-il acheter cette « bête » ?
A quel prix ? Ou faut-il le garder, le mettre à l’abri des regards moqueurs ou malfaisants ?

Est-ce dans le salon ? la cuisine ? la chambre à coucher bien attaché au pied du lit.
Autant de questions qui hantent ces hommes dont la bourse est taxée de faible.
De Bakel à Dakar, aux abords des routes, sur toutes les places, à perte de vue, dans des camions, partout il y a des moutons.

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L’on s’étonne que tout le monde veuille aller à Dakar ! comme si seuls les Dakarois fêtent la Tabaski !
Ces moments, des périodes de fête, de joie normalement populaire doivent pousser les hommes, tous les hommes, les riches comme les pauvres à s’interroger sur le sens des réjouissances.
Les fêtes doivent être des moments de partage, de solidarité, d’entraide au lieu d’être de démonstration de force, d’avoir, de pourvoir.
Partager ce qu’on a (beaucoup ou peu), aider son prochain, cela installe une meilleure entente et ancre la paix dans nos cœurs et dans nos esprits.

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La pieuse soumission d’Abraham et de son fils Isaac n’est elle pas une leçon suffisante pour les hommes ?
Abraham et Isaac de se plier à la volonté de Dieu si l’on sait les liens sentimentaux entre un père et son fils et entre un fils et son père !
Il faut changer le monde, NOTRE monde, qui n’appartient ni aux riches ni aux démunis, ni aux hommes ni aux femmes, ni aux vieux ni aux jeunes, mais à tous.
En quoi faisant ?

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Simple ! Me souffle mon voisin et cousin Ndiobène : en s’entraidant, en ouvrant son cœur avant ses yeux en fermant ses oreilles et en tendant ses bras grands-ouverts vers les autres.
Bonne fête de Tabaski

Rédaction de Idrissa Diarra

Le 21/09/2015

Sep 17

PATRONAGE A BAKEL

photo de C.O.D

Parrain : CHEIKH OUMAR DIABAKHATE
Ce mercredi 16 septembre, le collège de la commune a abrité la cérémonie de clôture du patronage 2015 de Bakel.
Dès 15 heures, cet après-midi-là, les colons et parents ont pris place dans la grande cour de l’école.
Peu après 17 heures, l’épouse du parrain feu Cheikh Oumar Diabakhaté Madame Ngalla Sakiliba, ses sœurs, son fils Abdoulaye, les amis et les frères du défunt étaient là aussi.
L’arrivée de Monsieur Taïrou Diakhité 1er adjoint au Maire de la commune a permis le démarrage de la cérémonie.
D’abord, la levée des couleurs, respectée par toute l’assistance puis, les chants d’accueil des colons, les allocutions et les remises de diplômes ont rempli cet après-midi.
Il y a eu beaucoup d’animation malgré la forte émotion qui a étreint les cœurs, à chaque fois que le nom du parrain était prononcé. Des larmes, il y en a eu ! Beaucoup !
Le parrain, bien que jeune, s’était engagé totalement dans et pour le développement de son terroir.
Infirmier d’état d’abord avant de réussir au concours des soins supérieurs et se spécialiser en kinésithérapie, Cheikh Oumar avait toujours été au service de son prochain, humble, disponible, souriant, sans limite à ses heures de travail.


Ancien footballeur, il s’était reconverti dans l’arbitrage avec succès et, en grand précurseur il avait ouvert la voie à des dizaines de Bakélois devenus plus tard de grands arbitres.
Le Festival Ondes d’Intégration (FOI) de la radio communautaire Jiida fm a connu sa participation remarquable. Avec des jeunes de la Croix Rouge Sénégalaise et des infirmiers « volontaires », avant, pendant et même après, il s’occupait des festivaliers malades.
En 2013, grâce encore à son engagement, un match qu’il qualifiait d’international avait opposé Gourèye en Mauritanie et Bakel au Sénégal.
Sa participation dans la vie de son terroir lui vaut aujourd’hui la reconnaissance d’une frange de la jeunesse.
D’ailleurs, dans son allocution entrecoupée par la forte émotion qui a laissé couler certaines larmes de l’édile de la ville, des promesses ont été faites pour immortaliser le nom de Cheikh Oumar Diabakhaté.
André Berge l’a si bien dit : « éduquer, c’est se rendre inutile »
Après cet après-midi plein d’émotions et de savoir-faire des enfants, sans se tromper, l’on peut donner raison à ce grand penseur.
Le directeur du parrainage, suite aux paroles du directeur du CDEPS Monsieur Mamadou Diop Ba, a rappelé, que seuls les enfants ayant obtenu une moyenne égale ou supérieure à 7 sur 10 participeront aux activités des vacances 2016.
Il faut donc, chers enfants se mettre au travail.
Danses traditionnelles, poèmes, passage des majorettes, danses modernes et théâtre ont réjoui les autorités, les parents et les amis venus clôturer avec les colons le patronage 2015.

Rédaction de Idrissa DIARRA

17/09/2015

Sep 11

QUI DIRA KIDIRA ?

¨Alhamdoullilah¨ ! crient certains pendant que d’autres implorent Dieu de raréfier les pluies !
Porte d’entrée Est du Sénégal, la commune du Kidira nage dans les eaux depuis plusieurs jours. La quantité d’eau, visiblement, augmente d’heure en heure. La route, principal lien entre le Mali et le Sénégal est inondée depuis la station vers Alahina Bocar.

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Que se passera-t-il demain si ce tronçon ¨trop¨ fréquenté par de gros porteurs Maliens se trouvait sous les eaux ?
Tous les magasins, les restaurants, les boutiques, les ateliers, dans cette partie de la ville ont mis la clé sous le paillasson pour chercher fortune ailleurs.
Au quartier Pont de cette commune frontalière, les pirogues sont amarrées déjà dans certaines maisons.
La mosquée en construction qui jouxte la mairie de Kidira est pleine d’eau.

 

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La mairie elle-même commence à prendre eau de toute part, surtout par son entrée principale.
Cette situation désolante, énervante, choquante est créée par nos élus qui laissent les populations s’installer dans des zones d’eau. Pire, certaines parcelles sont même vendues à des prix frisant l’impossible soit parce qu’exorbitant soit parce que les politiciens ont usé de leurs largesses légendaires.
Le département de Bakel, à chaque hivernage, traverse ces mêmes problèmes qui entrainent des ruptures de marchandises, de vivres plus particulièrement, avec des ponts qui s’écroulent menaçant la sécurité des personnes et de leurs biens.
Le pont de Kotiary, détruit par les eaux a considérablement réduit le trafic sur la nationale passant par Tamba jusqu’à Kidira.
Pour aller au Mali, les camionneurs préfèrent, une fois n’est pas coutume, passer par Kédougou pour éviter Kotiary.
Les camions-remorques et même certaines autres voitures empruntent la route Linguère Ourossogui même si les 100km de Ourossogui à Bakel représentent un casse tête Chinois, un véritable calvaire pour les usagers avec des nids (non pas de poules mais d’autruches) pour un peu imager l’état de la route.

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Gouverner, c’est prévoir !
Les populations de la partie Est du pays doivent se préparer chaque année à vivre cette situation, donc à prendre leurs précautions pour éviter de tels cauchemars.DSCF0800
Quant aux élus, parce qu’ils sont choisis parmi des milliers de leurs compatriotes, ils doivent, surtout eux, prévoir des stocks de vivre avant l’hivernage ! Mais quand la pauvreté rôde dans les environs, économiser devient une gymnastique de riches.
Des années-leçons existent : elles ouvrent leurs pages pour qu’on les lise, quelques fois, entre les lignes afin de se corriger, de prendre conscience de ses erreurs et de partir sur de nouvelles bases, fondement d’un avenir assuré car bien mûri.

Rédaction de IDRISSA DIARRA

Le 9/9/2015