Mai 21

Accueil royal et méga-contrat d’armements pour Trump en Arabie

 

Le premier voyage de Donald Trump à l’étranger a débuté samedi par un accueil chaleureux en Arabie saoudite et l’annonce par la Maison blanche d’un méga-projet de ventes d’armements au royaume pour « faire face aux menaces iraniennes ».

La réception en grande pompe à Ryad contraste avec la pression qui s’accumule sur le président américain après une semaine de révélations accablantes à Washington sur les liens entre sa garde rapprochée et la Russie.

Quelques heures après avoir été accueilli à sa descente d’avion par le roi saoudien Salmane, M. Trump a eu des entretiens officiels avec lui, alors qu’un responsable de la Maison blanche annonçait des ventes d’armements d’une valeur de « près de 110 milliards de dollars ».

Ces équipements de défense visent à soutenir « la sécurité à long terme » de l’Arabie et de la région du Golfe « face aux menaces iraniennes », a-t-il précisé.

Hasard du calendrier? Cette annonce est intervenue le jour de la réélection du président iranien Hassan Rohani, un modéré partisan de l’ouverture de son pays au monde.

L’Arabie saoudite, majoritairement sunnite, considère l’Iran, puissance chiite, comme son principal rival au Moyen-Orient. Les deux pays s’opposent notamment sur les théâtres des conflits en Syrie et au Yémen.

La Maison Blanche a précisé que les contrats militaires allaient renforcer la capacité du royaume à « contribuer aux opérations de contre-terrorisme à travers la région », ce qui « réduira le fardeau » pour l’armée américaine.

Washington compte ainsi voir Ryad jouer un plus grand rôle dans la lutte contre les groupes jihadistes comme le groupe Etat islamique (EI) et Al-Qaïda.

En rencontrant les dirigeants saoudiens, M. Trump aura « un message plus dur sur l’Iran, il ne leur fera pas la leçon sur la démocratie et les droits de l’Homme et il sera applaudi », avait estimé avant le voyage Philip Gordon, expert au Council on Foreign Relations.

Il y a un an, la monarchie avait réservé un accueil plutôt glacial à son prédécesseur Barack Obama, critiqué pour avoir amorcé un début de rapprochement avec l’Iran.

Tapis rouge 

Le roi Salmane a accueilli en personne M. Trump, accompagné de son épouse Melania, sur le tapis rouge déroulé au pied d’Air Force One qui a atterri peu avant 10H00 (07H00 GMT) dans la capitale saoudienne.

Le président est apparu détendu, alors qu’à Washington, de nouveaux développements sur l’enquête russe venaient d’être révélés. Facteur d’inquiétude supplémentaire pour la Maison Blanche: le Sénat a annoncé que l’ex-chef du FBI James Comey, silencieux depuis son limogeage brutal il y a dix jours, avait accepté de témoigner.

Le roi Salmane a serré la main à M. Trump, ainsi qu’à son épouse qui était habillée sobrement, avec les cheveux au vent, contrairement aux Saoudiennes qui sont obligées de se couvrir la tête en public.

La fille aînée du président, Ivanka, et son époux Jared Kushner font partie de la délégation présidentielle et ils se tenaient la main à leur arrivée.

Egalement présent à Ryad, Stephen Bannon, conseiller stratégique de M. Trump qui a été au centre de controverses dans le passé pour des déclarations jugées hostiles à l’islam.

Ryad était pavoisée de drapeaux saoudiens et américains. Les rues, quasiment désertes, étaient également ornées de photos montrant le roi et M. Trump avec un slogan « Ensemble, nous triomphons ».

‘Nouveau partenariat’ 

Si ses prédécesseurs réservaient traditionnellement leur premier déplacement à leur voisin direct – Mexique ou Canada -, l’ex-magnat de l’immobilier a choisi la monarchie pétrolière saoudienne, première étape d’un long périple qui s’achèvera en Europe.

Dimanche, le président américain prononcera à Ryad devant une cinquantaine de dirigeants de pays musulmans un discours soulignant ses « espoirs » pour une « vision pacifique » de l’islam.

« J’exprimerai la position du peuple américain de manière franche et claire », a promis M. Trump dans son allocution hebdomadaire diffusée vendredi soir.

Il y a huit ans, son prédécesseur Barack Obama

avait, depuis Le Caire, appelé à un « nouveau départ » entre les Etats-Unis et les musulmans à travers le monde, « un départ fondé sur l’intérêt mutuel et le respect mutuel ».

Vendredi soir, la défense aérienne saoudienne a annoncé avoir « intercepté » à 180 km au sud-ouest de Ryad un missile tiré par les rebelles Houthis depuis le Yémen voisin, ravagé par la guerre depuis plus de deux ans.

Malgré cet incident, l’Arabie saoudite, où Donald Trump passera deux jours, pourrait en définitive être l’étape la plus aisée du voyage du nouveau locataire de la Maison Blanche, qui peine à prendre ses marques.

Son périple le mènera en Israël, dans les Territoires palestiniens, au Vatican, à Bruxelles et en Sicile pour les sommets de l’Otan et du G7 où les alliés européens de Washington seront en quête d’engagements clairs.

 

Auteur: AFP – La Depeche – Seneweb

Mai 17

Côte d’Ivoire : 59 milliards FCFA, le prix de la stabilité

 

Un peu moins de 59 milliards FCFA, près de 90 millions d’euros, voilà le nerf de la crise actuelle en Côte d’Ivoire. C’est le total des 7 millions FCFA que réclament chacun des 8 400 à 8 500 soldats qui ont pris l’initiative de sortir des casernes pour manifester bruyamment jusqu’à quasiment paralyser le pays.

 

Le montant, hors budget, est certes important pour un pays pris à la gorge par la chute des cours du cacao au point de réduire son budget (de près de 9%), avec une baisse des investissements publics de 177,8 milliards FCFA. Mais le revers que pourrait causer ce mouvement de colère mérite d’y trouver une solution.

 

Car, autant on construit des routes, des écoles, etc., des investissements de nature à apporter des dividendes à l’économie, autant trouver tout de suite un compromis définitif avec ces hommes en armes devrait apporter une bonne fois pour toute la quiétude au pays avec des répercussions non moins importantes.

 

Après avoir retrouvé une place dans l’agenda des investisseurs, Abidjan court un risque bien trop grand de voir le capital confiance accumulé toutes ces années s’effriter en quelques jours. En juin 2016, l’assureur crédit Coface avait relevé l’évaluation du risque crédit de la Côte d’Ivoire, passé de la catégorie « C » (risque élevé) à la catégorie « B » (risque assez élevé). La Côte d’Ivoire avait été le seul pays africain à bénéficier d’un reclassement positif en raison, outre ses performances économiques, de «la stabilité politique et l’amélioration de la sécurité ».

 

Et les enjeux sont importants. Dans le cadre de son Plan national de développement PND 2016-2020, Abidjan a fait le pari de voir le privé prendre le relais du secteur public pour soutenir la transformation structurelle de son économie. 18 600 milliards FCFA d’investissements privés ( sur un total de 30 000 milliards) sont attendus pour poursuivre sur la lancée de ces dernières années afin d’approcher suffisamment, à défaut de le réaliser, le rêve d’Alassane Ouattara de voir son pays atteindre l’émergence.

 

Le gouvernement a manifestement fait le choix de la fermeté en cherchant à faire plier ses soldats « récalcitrants », mais à quel prix ? Chaque jour de crise ne fera que conforter l’appréhension et la méfiance des investisseurs, et un dénouement avec bain de sang tâchera à coup sûr pour encore longtemps l’image de la Côte d’Ivoire.

 

Comment trouver le juste milieu entre fermeté et règlement pacifique sans pour autant que l’État perde la face ? L’équation est complexe mais il faut savoir raison garder ; comme disait le Vieux, « le dialogue est l’arme des forts et non des faibles ». Quitte, pour le reste, à travailler à bâtir une armée résolument républicaine attachée à la discipline et à l’ordre

 

Source: finacialafrik

Mai 17

Législatives : Wade prêt à financer la campagne de l’opposition

 

Abdoulaye Wade est visiblement déterminé à imposer la cohabitation à Macky Sall au détour des prochaines législatives. Après avoir réussi à convaincre les principaux partis d’opposition à s’unir vers ce but, il les couve d’attention et se dit prêt à mettre la main à la poche pour leur baliser le chemin.

Hier, mardi 16 mai, alors que des responsables de Mankoo Taxawu Senegaal, la coalition de l’opposition montée pour les législatives, animaient une conférence de presse, pour se prononcer sur la détention de Khalifa Sall, Wade s’est invité à la table… par téléphone.

Il a demandé à ses partisans du Pds et à ses alliés de resserrer les rangs en vue des législatives. Promettant, dans la foulée, de supporter l’essentiel des besoins financiers de Mankoo pour la campagne.

En montrant autant d’engagement, Wade se met-il déjà dans la peau de tête liste de Mankoo pour l’élection du 30 juillet ? Il serait pressenti pour ce rôle, mais les leaders de l’opposition ne semblent pas pressés de trancher la question.

Source :  Seneweb

Mai 17

« 24% des adultes sénégalais sont hypertendus »

 

 

Ce 17 mai, est célébré la Journée mondiale de l’hypertension, première cause évitable de maladie cardiovasculaire et d’Avc dans le monde. Au Sénégal, elle touche 24% de la population adulte. Docteur Mounir Dia, cardiologue explique les dangers de la maladie. «  Chez un sujet qui a plus de 18 ans, sa tension ne devrait pas dépasser ni atteindre 14/9. Lorsqu’elle atteint ou dépasse ce chiffre, on considère que l’individu est hypertendu.

C’est une maladie qui est potentiellement grave parce qu’elle augmente le risque de faire des accidents cardiovasculaires (Avc) ». Si l’hypertension n’est pas héréditaire, il existe toutefois des risques pour les enfants dont les parents en souffrent. «  Lorsqu’un individu est hypertendu, ses enfants ont plus de risques, mais ils peuvent ne pas l’être.

C’est une prédisposition ce qui est différent de l’hérédité qui se transmet. Raison pour laquelle ceux qui ont des parents hypertendus ont plus de nécessité de prendre des mesures préventives », souligne le cardiologue. Selon les explications du médecin, il n’y a aucun signe de l’hypertension. Aucune manifestation, aucun signe. « Le jour où ca se manifeste, c’est un accident cardiovasculaire », prévient-il. Le Dr Dia qui donne quelques conseils rappelle le danger des bouillons.

« Une alimentation trop salée expose à l’hypertension. Il y a des populations qui ne consomment pas beaucoup de sel. Elles n’avaient aucun hypertendu dans la localité. Il faut éviter le sel, c’est à dire les bouillons. Ce sont les éléments les plus salés dans notre composition culinaire. Si on écarte les bouillons, on règle le problème ».

Les statistiques révèlent que le taux est plus élevé dans la banlieue dakaroise. « Dans la banlieue dakaroise, il est autour de 30%, 48% à Saint-Louis. A Touba, il avoisine les 50%. Mais on a fait, il y a moins d’un an, une enquête Steps nationale pour voir la l’hypertension de manière générale. On se rend compte que 24% de la population adulte sont hypertendus. C’est énorme », souligne le cardiologue.

 

Source : Enquête – Seneweb

Mai 07

Arrestation de 3 journalistes mauritaniens à Sélibaby

 

La brigade mobile de la gendarmerie nationale en position à 21 km de Sélibabi a arrêté ce dimanche 7 mai, pendant une demi-heure, les confrères, EL Mehdi Ould Lemrabott rédacteur en chef du site El Mouchahid, Cheikh Aidara, rédacteur en chef du quotidien l’Authentique et Thiam Mamadou de l’hebdomadaire le Calame, selon le site El Mouchahid qui rapporte l’information.

Ces derniers se rendaient à la ville de Gouraye au sud du pays, pour la couverture médiatique du retour du leader du mouvement IRA, Biram Dah Abeid. Celui-ci revient cet après-midi du Sénégal, précise la même source.

Les confrères ont été relâchés mais empêchés par les services sécuritaires d’entrer à Sélibabi, conclut la source précitée.

Source : Tawary

Mai 07

Macron, 39 ans, élu président avec 65,5% des voix

 

65,5% pour Emmanuel Macron élu président de la République au soir du scrutin de ce second tour de la présidentielle française. Le candidat d’En marche devance la candidate du Front national (Fn), Marine Le Pen qui recueille 35,5% des voix.

 

Source: Seneweb

 

Mai 07

Nigeria : 82 lycéennes de Chibok libérées des mains de Boko Haram

 

Plus de 82 lycéennes de Chibok ont été libérées samedi des mains de Boko Haram, après plus de trois ans de captivité aux mains du groupe jihadiste nigérian, a confirmé la présidence nigériane.

« Aujourd’hui, 82 nouvelles filles de Chibok ont été libérées (…), en échange de membres présumés de Boko Haram détenus par les autorités », a précisé la présidence nigériane sur Twitter, confirmant une information d’abord donnée par un ministre, des sources de sécurité et le père de deux filles.

Une source militaire avait d’abord affirmé qu' »au moins 80 jeunes filles de Chibok » avaient été amenées à Banki, à la frontière avec le Cameroun, dans le nord-est du Nigeria. 

« Des véhicules sont allés les chercher dans une forêt sans escorte militaire, et les ont ramenées à Banki à 17h30 (1630 GMT). Elles sont logées dans les barraquements militaires et partiront par avion vers Maiduguri (capitale de l’Etat du Borno) demain », avait ajouté cette source. 

Enoch Mark, père de deux jeunes filles enlevées, avait témoigné avoir été informé: « Nous avons été tenus au courant par le mouvement Bring Back Our Girls (BBOG, qui manifeste pour la libération des lycéennes depuis leur enlèvement) et par un officiel de l’Etat du Borno. C’est une excellente nouvelle pour nous », avait confié M. Mark. 

« Les attentes sont grandes », a déclaré samedi soir BBOG dans un communiqué sur Twitter: « Nous nous réjouissons d’entendre de manière officielle que cette nouvelle est confirmée et vraie ».

#Bringbackourgirls

Vendredi, les ambassades britannique et américaine avaient affirmé avoir reçu un rapport stipulant que Boko Haram planifiait un enlèvement de ressortissants étrangers « le long de l’axe Banki-Kumshe ». 

Les ONG, particulièrement actives dans cette zone dévastée par huit ans de conflits, avaient dû suspendre leurs activités dans la zone. 

Mi-avril, le Nigeria avait fêté avec tristesse le troisième anniversaire de l’enlèvement de plus de 200 jeunes filles par le groupe jihadiste en 2014. 

Relayé par les médias du monde entier, le kidnapping de masse de 276 adolescentes -dont 57 avaient réussi à s’échapper juste après le rapt- avait provoqué une vague d’indignation à laquelle de nombreuses célébrités mondiales avaient participé à coups de hashtags #bringbackourgirls (Ramenez-nous nos filles). 

Trois d’entre elles avaient ensuite été retrouvées près de la forêt de Sambisa, l’une d’elle accompagnée de son mari, que l’armée a tout de suite soupçonné d’être un combattant de Boko Haram. 

En octobre 2016, 21 autres jeunes filles avaient été libérées, pour certaines avec des enfants nés en captivité, après des négociations entre Boko Haram et le gouvernement, avec l’aide du Comité International de la Croix-Rouge et de la Suisse. 

Le porte-parole de la présidence Garba Shehu avait alors affirmé que la libération de 83 autres jeunes filles étaient en négociations, mais qu’elles étaient détenues par d’autres factions du groupe. Il avait ajouté que « des pays étrangers » et le CICR poursuivaient leur aide dans les pourparlers. 

Le CICR n’a pas souhaité commenter cette annonce de libérations. 

Les lycéennes de Chibok sont devenues le symbole des dizaines de milliers de personnes encore détenues par Boko Haram, qui utilise le kidnapping de masse comme moyen de recrutement.

‘Écrasement final’

A la veille de Noël, le président Buhari avait annoncé triomphalement « l’écrasement final des terroristes de Boko Haram dans leur dernière enclave » de Sambisa, une forêt de quelque 1.300 km2. La libération des lycéennes était l’une de ses promesses de campagne lors de son élection en 2015.

Mais l’accès au nord-est du pays, immense territoire aux confins du Tchad, du Cameroun et du Niger, reste extrêmement difficile: même si Boko Haram ne contrôle plus de vastes territoires, les attaques et les enlèvements sont quotidiens. 

« Boko Haram continue à enlever des femmes, des filles, mais aussi des jeunes garçons pour leur faire subir les pires des supplices: ils sont violés, frappés et forcés à commettre des attentats-suicides », a dénoncé Makmid Kamara, représentant d’Amnesty International pour le Nigeria, lors du troisième anniversaire de leur enlèvement.

« Malheureusement, (…) la plupart de ses enlèvements ne sont pas rapportés dans la presse. De nombreux parents, de nombreuses familles ont abandonné tout espoir de retrouver ceux qu’ils aiment », écrivait M. Kamara en avril. 

Ce conflit particulièrement sanglant dans la zone du Lac Tchad a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009.

 

Auteur: AFP – Seneweb

Oct 25

DIAWARA : LE COMITÉ D’ORGANISATION SE MOBILISE POUR LE FOI

foi1_diawaraoct16 foi2_diawaraoct16-1

Diawara a accueilli samedi 22 10 2016 le  Comité d’Organisation du Festival Ondes et Intégration ( FOI) pour partager avec le Comité local la feuille de route. C’est la Maire Killé Sakho qui a présidé cette rencontre dans la grande salle du centre de Diawara en présence d’une forte délégation de Bakel dirrigée par Kader Tandia Président du Comité d’Organisation du FOI et son Vice président Issaga Diarra ainsi que tous les présidents des sous commissions.

Le directeur de la Radio Jiida FM de Bakel Abdolaye Bomou était aussi de la partie. Après les allocutions du représentant du Chef de village, de la coordination de l’amicale des chefs de village, du président du CO et du Maire, le vice Président a déroulé la feuille de route du Comité de Diawara. Il s’en est suivi un large débats avec des interventions pertinentes et des recommandations allant dans le sens de la mobilisation et de la réussite de la fête à Diawara. En effet cette 9ème édition sera organisée totalement à Diawara sur la demande du Maire sous le théme général de « Culture, tradition et développement ».

 

Le Maire de Diawara et sa population ont vivement remercié le Comité d’Organisation et le Directeur Abdoulaye Bomou pour avoir accepté le choix de Diawara et ont pris l’engagement de tout mettre en œuvre pour une réussite totale de la 9ème édition.

Aliou Sall

Oct 13

Insolite – A Bakel, une complicité étonnante du charmeur de cheval et son cheval

Oct 13

Onu : Pourquoi Bathily a écourté son mandat

abdoulaye

Après 30 mois passés au Gabon, l’ancien ministre d’Etat du Sénégal, Abdoulaye Bathily, quitte son poste de représentant spécial pour l’Afrique centrale du Secrétaire général des Nations-Unis, Ban Ki-moon. Il est remplacé, à partir du 1er novembre 2016, par l’ancien Premier ministre Guinéen, François Lounceny Fall.

Bathily quitte ainsi Libreville le 31 octobre prochain après avoir démissionné, deux mois avant la fin de sa mission qui était prévue le 31 décembre 2016.

Le professeur d’histoire qui avait succédé au Tchadien, Abou Moussa en 2014, va se consacrer à sa campagne pour le poste de président de la Commission de l’Union africaine (UA), dont l’élection est prévue en janvier prochain.

Avec l’appui du Sénégal et d’un grand nombre d’autres Etats du continent, l’ancien leader de la Ligue démocratique (LD) va ainsi tenter de succéder à la Sud-Africaine, Nkosazana Dlamini- Zuma.

Selon “Libération”, Bathily part du Gabon «quelque peu déçu» de n’avoir pas «trouvé des autorités disposées à œuvrer en tout temps pour la démocratie et la paix».

Au Gabon, Abdoulaye Bathily a régulièrement appele? à un dialogue entre toutes les parties, mais il n’a pas trouvé des autorités disposées à accepter ce dialogue «qui aurait permis de de?tendre l’atmosphère avant l’élection présidentielle, note “Libération”. Le journal, citant une source, ajoute que Abdoulaye Bathily a été surtout marqué par le refus “diplomatique” du gouvernement gabonais de voir arriver, à Libreville, au début du mois de septembre, une délégation de l’Union africaine conduite par son pre?sident en exercice, le Tchadien Idriss Déby.

Mais Abdoulaye Bathily a surtout été touché par deux sorties, note le journal. D’abord celle du ministre gabonais des Affaires étrangères d’alors qui de?clarait qu’«il n’y a pas pe?ril en la demeure au Gabon, et qu’il ne voit pas pourquoi la communaute? internationale viendrait au chevet du Gabon». Puis, il y a eu l’interview d’Ali Bongo sur Radio France International (RFI), au cours de la- quelle il a déclaré que les chefs d’Etat africains peuvent toujours venir jouir de l’hospitalite? gabonaise. Peu de temps apre?s cette interview du chef de l’Etat gabonais, le Premier ministre d’alors, Daniel Ona Ondo, est venu donner à Abdoulaye Bathily la position officielle de l’Etat gabonais : «la visite de la délégation des chefs d’Etat africains n’est pas nécessaire». Une position des autorités gabonaises qui avait passablement agacé le Sénégalais, note “Libération”

Articles plus anciens «